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uis le 17 septembre, date de la grève des professeurs d’un lycée de Créteil contre le manque d’effectifs, des lycéennes et lycéens ont pris le relais et le mouvement s’étend partout en France avec des centaines de mobilisation et des milliers de jeunes qui s’organisent collectivement.
Ils et elles dénoncent des conditions d’études dégradées : des professeurs absents non remplacés, un manque d’infirmières, des classes surchargées, des bâtiments vétustes et mal isolés. Ils alertent aussi sur une charge de travail toujours plus lourde et sur la pression de Parcoursup, qui met les jeunes en concurrence les unes avec les autres dès le lycée. Derrière ces revendications, une exigence : légalité, les mêmes conditions de travail pour toutes et tous, le droit à l’éducation et le droit d’étudier dignement.
Cette mobilisation fait écho à ce que nous défendons au quotidien : la construction d’une démocratie vivante et l’engagement des jeunes au service d’une cause au service de l’intérêt général.
Réseau d’éducation populaire, les Maisons des Jeunes et de la Culture sont des lieux d’apprentissage de la démocratie par la pratique et d’émancipation : on y apprend à se connaître, à exprimer ses opinions, à développer son esprit critique, à rencontrer l’autre, à débattre et à comprendre les inégalités qui traversent la société. Ce sont aussi des lieux d’action, où les jeunes peuvent mettre la société en débat et construire un monde plus juste, où la coopération et la solidarité comptent davantage que la compétition.
Voir des lycéens prendre conscience de la force du collectif et s’emparer de leur avenir est précisément ce que l’éducation populaire cherche à faire vivre.
MJC de France condamne toute forme de violence : se mobiliser ne devrait jamais mettre en danger qui que ce soit. MJC de France défend le droit des jeunes à s’exprimer, à s’organiser et à se faire entendre.
Les questions générationnelles qu’elles et ils posent nous concernent toutes et tous : quel avenir souhaitons nous construire entre générations ?